trouver les symptomes de vos trouble du comportement alimentaire (TCA)
Prise de conscience

Arrêter de se raconter des histoires et être bienveillante

Comme me disait souvent une des psy que j’ai vue, souvent une crise est précédée d’un mensonge.

Il arrive que ce soit justement un mensonge à soi même.

Par exemple, croire, et en être presque convaincue que l’on va gérer telle situation, ou que vous avez décidé de ne pas faire de crise de boulimie, se dire que cette fois on ne va pas recraquer et encore mieux, se dire que cette fois, c’est la dernière.

J’ai pu constaté aussi que j’avais tendance à penser et à dire que je ne voulais plus faire de crises de boulimie, qu’il fallait que je trouve des solutions pour lutter contre, que sans cette maladie, la vie serait belle.

En théorie, oui, bien sûr que l’objectif est de guérir.

Or, il est important et aussi apaisant que prendre conscience que si aujourd’hui je fais encore des crises de boulimie, ou de la restriction alimentaire, c’est surement:

  • que j’en ai encore besoin et envie
  • que c’est pour l’instant la seule chose qui m’apaise, me calme, me comble. Et peu importe sur le moment les conséquences.

J’ai pu passer beaucoup de temps à réfléchir sur le comment ne pas faire de crise. Les solutions que j’ai trouvées n’étaient pas suffisantes et n’égalaient pas le pouvoir de la nourriture.

L’objectif, qui peut prendre du temps, est de chercher et d’expérimenter ce qui va me faire vraiment plaisir, mes envies, au même titre que la boulimie ; qu’est ce qui me manque profondément dans ma vie ?

Je pense que la prise de conscience que si cette faiblesse fait encore partie de nous, c’est qu’on en a vraiment besoin ; et plutôt que de lutter contre le symptôme ( ce qui est inefficace à long terme ), il est bien d’agir pour la guérison intérieure, en étant douce et patiente avec soi même.

Il peut être bon d’être dans un environnement propice à ces expérimentations et réflexions ; de dresser une liste de ce qu’on a envie de faire, sans craindre de craquer ou pas.

C’est aussi commencer à se connaître ; point important dans la guérison.

Pour cela, l’exercice demande de se détacher du symptôme un moment et laisser venir ce qui vient avec bienveillance.

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